En 1967, quand sort Cool Hand Luke (Luke la main Froide), Paul Newman est déjà une star. Il a déjà tourné quelques chefs d'oeuvres, Le Gaucher d'Arthur Penn dans lequel il incarne Billy the Kid, La chatte sur un toit brûlant de Richard Brooks où il joue Brick Pollitt au côté de la magnifique Elizabeth Taylor, Exodus d'Otto Preminger ou le très noir L'arnaqueur (the Hustler) dans lequel il joue l'immortel Eddie Felson torturé entre la passion du jeu, l'alcoolisme et son amour...
Il a déjà une vingtaine de films à son actif, et déjà trois nominations aux oscars. Pour Luke la main froide il en aura une quatrième mais sera battu une nouvelle fois, par Rod Steiger pour Dans la chaleur de la nuit (In the heat of the night). Tiens en recherchant sur le site de l'Imdb, je me suis aperçu qu cette année 1967 était de très haut niveau puisque outre Luke la main froide et Dans la chaleur de la nuit, plusieurs autres chefs d'oeuvres ont été réalisés : le Lauréat (the graduate), Bonnie and Clyde, Devine qui vient dîner ce soir (Guess who's coming for dinner), Les douze salopards (the dirty dozen)...
Toutefois à mon avis, Paul Newman devient un très grand grâce à ce rôle sur mesure.
Luke Jackson est une tête brûlée, rétive à toute forme d'autorité, condamné à deux ans de prison pour avoir cisaillé des parcmètres sur toute une rue alors qu'il était ivre. Sa peine s'effectue dans un camp de travail. Son insolence lui vaut l'hostilité des matons par lesquels il est brimé, et de Dragline (l'immense George Kennedy, oscarisé pour ce rôle) son chef de chantier, détenu lui aussi.
Dragline décide de lui péter la gueule pour le mettre au pas. Effectivement il gagne à la baston, devant tout le monde, contre un Luke qui retourne plusieurs fois à la boucherie et refuse de se soumettre. A partir de ce moment-là, tout le monde dans le camp le respecte, le craint aussi un peu, et ça va aller en grandissant, au gré des tentatives d'évasion et des tabassages en règle qu'il subira de la part des surveillants.
Une grande amitié va lier peu à peu Luke et Dragline qui, malgré sa position de caïd du camp, se met en position de soumission par rapport à Luke qu'il admire, visiblement. Je te propose de plonger dans une scène d'anthologie, inoubliable, la scène des œufs, qui assoit définitivement Luke dans la peau du héros du bagne. Il a en effet relevé le pari d'avaler 50 oeufs en moins d'une heure...
Le regard bleu de Newman, perdu dans ce monde auquel il n'appartient pas et aux règles duquel il refuse de se soumettre est impressionnant, c'est une fenêtre ouverte sur la liberté. Le film est une parabole dure et désenchantée sur la vie, l'autorité, les règles, sur la société des hommes... On ne peut pas s'en lasser, en tout cas il est dans mon Panthéon des films les plus aboutis et Paul Newman, au firmament des très grands.
Il a déjà une vingtaine de films à son actif, et déjà trois nominations aux oscars. Pour Luke la main froide il en aura une quatrième mais sera battu une nouvelle fois, par Rod Steiger pour Dans la chaleur de la nuit (In the heat of the night). Tiens en recherchant sur le site de l'Imdb, je me suis aperçu qu cette année 1967 était de très haut niveau puisque outre Luke la main froide et Dans la chaleur de la nuit, plusieurs autres chefs d'oeuvres ont été réalisés : le Lauréat (the graduate), Bonnie and Clyde, Devine qui vient dîner ce soir (Guess who's coming for dinner), Les douze salopards (the dirty dozen)...
Toutefois à mon avis, Paul Newman devient un très grand grâce à ce rôle sur mesure.
Luke Jackson est une tête brûlée, rétive à toute forme d'autorité, condamné à deux ans de prison pour avoir cisaillé des parcmètres sur toute une rue alors qu'il était ivre. Sa peine s'effectue dans un camp de travail. Son insolence lui vaut l'hostilité des matons par lesquels il est brimé, et de Dragline (l'immense George Kennedy, oscarisé pour ce rôle) son chef de chantier, détenu lui aussi.
Dragline décide de lui péter la gueule pour le mettre au pas. Effectivement il gagne à la baston, devant tout le monde, contre un Luke qui retourne plusieurs fois à la boucherie et refuse de se soumettre. A partir de ce moment-là, tout le monde dans le camp le respecte, le craint aussi un peu, et ça va aller en grandissant, au gré des tentatives d'évasion et des tabassages en règle qu'il subira de la part des surveillants.
Une grande amitié va lier peu à peu Luke et Dragline qui, malgré sa position de caïd du camp, se met en position de soumission par rapport à Luke qu'il admire, visiblement. Je te propose de plonger dans une scène d'anthologie, inoubliable, la scène des œufs, qui assoit définitivement Luke dans la peau du héros du bagne. Il a en effet relevé le pari d'avaler 50 oeufs en moins d'une heure...
Le regard bleu de Newman, perdu dans ce monde auquel il n'appartient pas et aux règles duquel il refuse de se soumettre est impressionnant, c'est une fenêtre ouverte sur la liberté. Le film est une parabole dure et désenchantée sur la vie, l'autorité, les règles, sur la société des hommes... On ne peut pas s'en lasser, en tout cas il est dans mon Panthéon des films les plus aboutis et Paul Newman, au firmament des très grands.
Exellent film qui ne surenchérit pas sur le carcéral comme souvent maintenant.Les oeufs:anthologique.Je repasserai,c'est pas mal chez toi.J'ai chroniqué deux films de Newman:Le gaucher et La chatte sur untoit brûlant.
RépondreSupprimerAh Le Gaucher je vais aller voir, c'est un film que je n'ai pas vu depuis longtemps et dans lequel je vais me replonger avec délice...
RépondreSupprimertrop fort ce film que j'adore... ah cette scène des oeufs, un grand moment... je suis d'accord avec toi, 1967 est une année de très haut niveau qui m'a vu naître ;-) Tu as tellement écrit pendant mes vacances que je n'ai pas le temps de laisser un comm partout mais j'ai tout lu!!!
RépondreSupprimerAh ben tiens, félicitations, alors, vraiment grand cru... Et oh, 40 piges cette année ?
RépondreSupprimerBeijinhos BG
RépondreSupprimerBises
RépondreSupprimerAh oui c'était ma jeunesse, "Devine qi vient dîner" "Dans la chaleur de la nuit" Bonnie and Clyde", "Le lauréat" qui est passé dernièrement à la télé, c'étraient excellent.Là j'ai l'impression de sentir l'odeur moite des corps et du camp.Merci Frédo.Bonne journée.D@net.
RépondreSupprimerA ton service, ça me fait vraiment plaisir...Et au fait Danielle, tu es ma 4000e commentatrice, donc je t'embrasse, je t'aime et tu reviens quand tu veux.
RépondreSupprimerc'est bien un pari de mecs ça ...50 oeufs meme sur une journée c'est chapeau ...et admiration pour les voisins de cellule qui devront passer une nuit très odorante . Quand meme, les oeufs français de poule couleur chair , c'est plus tentant non ?
RépondreSupprimerT'as complètement raison, et puis c'est plus joli...
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