lundi 6 octobre 2008

Paulot n'est plus

La semaine dernière n'était pas vraiment une semaine de merde, mais quand même.
Ca a bossé tout le temps, à fond, jusqu'à tard le soir, et depuis tôt le matin, et va-z-y que je te cours partout...

Je ne suis du coup pas revenu par ici, alors je me fais une petite bouffée d'oxygène.
Mais quand je te dis que c'était une semaine de merde : Paul Newman est mort.
Putain.

"Fast Eddie" Felson, Butch Cassidy, Cool hand Luke, Reggie Dunlop du trop méconnu Slap Shot (La Castagne), Henry Gondorff, Billy the Kid, le juge Roy Bean, Ari Ben Canaan, Brick Pollitt, j'en passe, que des personnages complets, compliqués à souhait et avec ce regard d'acier par dessous le sourcil froncé...

La classe, il avait, le Paulot. Je t'avais renvoyé deux fois à des performances sympa, dans Butch Cassidy and the Sundance Kid, la scène du vélo avec Katarine Ross, et dans Cool Hand Luke, le concours d’œufs durs...

Le petit sourire narquois, le rire court et nerveux, la démarche lente et gracieuse, il avait tout cet homme-là, et la scène du poker avec Robert Shaw où il l'appelle par tous les noms sauf par le sien, Doyle Lonnegan... Faussement saoûl, ordurier, agressif et flambeur, cette scène est un petit bijou, il y campe un Parangon de vulgarité.

Dans le Juge Roy Bean, il flingue dans le dos le méchant Bad Bob, l'Albinos. Paisible, il se le dessoude au frais...

Et pour la scène de la fin, bein, celle de la fin... de Butch Cassidy and the Sundance Kid. Tu peux aller la voir là : 




mardi 23 septembre 2008

Dans la série John Belushi est un dieu...


... aujourd'hui son imitation de Joe Cocker sur With a little help from my friends. Il en avait plein sa boutique des comme ça. Si la blonde était dans le ton ce serait parfait. Mais à voir jusqu'au bout...


mardi 27 mai 2008

Et un vieux dans la sciure...

Enfin, quand je dis vieux... Sidney Pollack est mort à 73 ans, c'est pas si vieux que ça, il aurait bien continué une petite dizaine d'années si la nature l'avait laissé tranquille...

Alors bien entendu toute la journée on va nous bassiner avec Out of Africa et ses 7 Oscar et pourtant, à côté des Jérémiah Johnson (putain Redford tout seul dans la neige pendant deux heures et on ne s'ennuie pas, performance !), des Trois jours du Condor, ou Nos plus belles années, il y a un film qui m'enchante à chaque fois.

Le génial Toooooootsie et la performance de l'inégalable Dustin Hoffman accompagné du premier rôle de Bill Murray en voisin de chambrée déluré et de la merveilleuse Jessica Lange, Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Mais bordel, pourquoi un seul Oscar à ce film absolument génialissime, drôle, fin, spirituel, rythmé ?

Alors je suis allé faire un tour du côté d'Imdb et j'ai compris. Le palmarès 1983 des Oscar, outre le Tootsie de Pollack, c'est Gandhi de Richard Attenborough avec le grand Ben Kingsley, mais c'est aussi E.T. de Spielberg, Le Choix de Sophie avec Meryl Streep, Missing avec Jack Lemmon et Sissy Spaceck, Le Verdict avec Paul Newman, Victor Victoria de Blake Edwards avec l'éblouissante Julie Andrews, l'inquiétant Blade Runner et TRON... Gloups, il y a des années plus fertiles que d'autres.

C'est fou comme un film génial peut passer inaperçu quand il est entouré d'autres chefs d’œuvres...

mardi 29 avril 2008

Le piano dans le jazz... (et pas la trompette, n'en déplaise aux VRP)

Hier soir, je rentrais à la nuit claire et douce, le long d'une route déserte et sinueuse, rejoindre mon amour endormi (elle aurait pu m'attendre, repassant à la chandelle, mais les femmes n'ont plus aujourd'hui le sens du sacrifice, tu le sais bien).

L'air était frais, le ciel un peu étoilé, les nuages s'en étaient enfin allés voir ailleurs si l'herbe était plus verte.

Pour le plaisir, dès le sortir de la mairie, j'avais inséré un bon vieux petit cd du grand Erroll Garner dans le mange disques compacts de l'automobile. Un petit bonheur.

J'ai pensé à Berge, qui aime tant le brave Erroll (à voir le site d'un fan, Gérard Rallu, avec d'excellents enregistrements persos), son swing feutré, rond et sourd, son son un peu cuivré qui fleure bon l'année folle...

Rien à voir avec notre Michel Petrucciani national et son toucher acier, sec, très sonore et ses impros quelquefois à la limite de la mélodie. Petrucc', c'est du piano champagne, clair, aérien, brut, âpre en bouche au début et puis les bulles, mon ami, les bulles ensuite qui égaient ton palais et éveillent tes sens.

Le jazz de Garner c'est un jazz whisky, solide, chaud et terreux qui te rassure et te réconforte, il te fait du chaud à l'intérieur... Erroll c'est un ami qui te prend par la main à la fin d'une longue balade et qui t'assoit dans le fauteuil club du cabanon. Petrucc' au contraire, il te prend par la main, te lève et te tire jusqu'à la plage, les pieds dans l'eau.

Deux amis bien chers, si différents... Deux pianos à apprécier différemment.